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Focus : Nature et santé quels liens...

En m’attardant sur le sujet, j’ai pu trouver de nombreux articles sur la science de la Nature et la science de la Santé mais très peu de sources scientifiques sur le lien entre nature et santé.

La recherche d’éléments de compréhension nous amènent à définir « Nature » et à définir « Santé »...

En s’imprégnant de ces connaissances nous pourrons, si vous le souhaitez, faire le lien avec vos propres connaissances (sensations, émotions, souvenirs corporels, sociaux,...) pour mieux percevoir individuellement et collectivement les liens entre Nature et Santé.

Nature

Source : Wikipédia
Ce mot vient du mot latin natura signifiant « ce qui existe depuis la naissance » ; il évoque donc ce qui est dans son état natif, c’est-à-dire ce qui n’a pas été modifié depuis sa naissance. Le mot naturel qualifie effectivement parfois un objet ou une substance qui n’a pas été transformé, mélangé ou altéré par un artifice quelconque. Par extension, il désigne aussi un comportement spontané (comme dans l’expression « ayons l’air naturel »). Mais le sens le plus courant est très éloigné du sens étymologique, car le plus souvent la nature désigne un ensemble de phénomènes et de situations qui peuvent être fortement évolutifs mais dont la transformation n’est pas essentiellement le fait de l’Homme.

Le mot nature est polysémique (c’est-à-dire qu’il a plusieurs sens) : la composition et la matière d’une chose (ce qu’elle est, son essence), l’origine et le devenir d’une chose, ou l’ensemble des systèmes et des phénomènes naturels.

Au sens commun, la nature regroupe :

Face au constat des répercussions négatives des activités humaines sur l’environnement biophysique et la perte accélérée de naturalité et de biodiversité au cours des dernières décennies, la protection de la nature et des milieux naturels, la sauvegarde des habitats et des espèces, la mise en place d’un développement durable et raisonnable et l’éducation à l’environnement sont devenues des demandes pour une grande partie des citoyens de la plupart des pays industrialisés. Les principes de l’éthique environnementale, de nouvelles lois et des chartes de protection de l’environnement fondent le développement d’une idéologie culturelle humaine en relation avec la biosphère.

Un peu d’histoire...
Dans l’usage commun et religieux, la nature a longtemps été présentée dichotomiquement en Europe, comme ce qui est autour de l’Homme, qui n’est pas lui (opposé à la culture), et qui est animé par des processus ou des forces qui lui échappent[réf. souhaitée] vu de façon horizontal, puis lors du Moyen-Age et avec l’arrivé de la pensé industrielle, une hiérarchie entre l’homme et la nature s’impose, l’homme est au dessus de la nature, jusqu’à arrivé à un stade d’opposition à la nature. À présent, avec les progrès scientifiques, il est généralement considéré comme acquis que l’espèce humaine soit parmi d’autres dans la nature. Les sciences et notamment l’écologie montrent que la nature (co-)évolue dans le temps et l’espace, selon des dynamiques complexes, incluant celles de l’évolution des espèces, la sélection naturelle, et que les forces animées ou détournées par l’être humain ou d’autres espèces sont devenues capables de modifier les grands processus naturels planétaires.

Santé
État physiologique normal de l’organisme d’un être vivant, en particulier d’un être humain qui fonctionne harmonieusement, régulièrement ...
L’OMS a défini la santé humaine en 1946 comme un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. » Le bien-être étant subjectif, personne d’autre que nous-même, ne peut déterminer de notre état de bien-être

Le lien Nature et Santé écrit par un auteur contemporains...

« Le bien-être c’est l’état NATUREL du corps et de l’être humain » !

« Le contact avec la nature nous rend heureux et nous fait un bien fou, à tel point qu’en médecine on commence à parler de « vitamine V » : V comme Vert. La nature représente pour l’espèce humaine une source vitale de santé mentale et corporelle, et pas seulement parce qu’elle nous fournit de la nourriture et des plantes médicinales. Sa simple présence est pour nous « thérapeutique ».

Les premiers travaux modernes dans ce domaine furent l’œuvre de l’architecte et chercheur Roger Ulrich, dont le premier grand article, publié en 1984 dans la prestigieuse revue Science, ouvrit la voie à de nombreuses recherches ultérieures : il y montrait comment le fait de bénéficier de chambres avec vue sur un parc entraînait une convalescence plus rapide chez les patients hospitalisés en chirurgie. Depuis, ce type de données a été très largement reproduit et confirmé : être en contact avec la nature entraîne des bénéfices cliniques (bien-être accru, diminution des symptômes liés au stress) et biologiques (baisse du cortisol sanguin, lié au stress, de la pression artérielle, du rythme cardiaque). Dans les villes, les habitants des quartiers proches des espaces verts (parcs et squares) bénéficient d’une meilleure santé que les autres. Les effets de la verdure sont perceptibles même lorsque la nature n’est incarnée que par des images ou des plantes vertes, mais ils sont plus amples encore en cas d’immersions répétées dans la « vraie » nature : de nombreuses études ont prouvé les conséquences favorables de ce que les Japonais nomment le « shinrin-yoku », qu’on peut traduire par bain de forêt (comme il existe des bains de soleil). Les balades en forêt entraînent ainsi des bénéfices biologiques et psychologiques multiples, comme une amélioration des réponses immunitaires dont l’effet persiste environ un mois après deux jours de balade. Un bon Week-end de marche en forêt pour se protéger quatre semaines durant des rhumes et autres refroidissements : intéressant, non ? Et ces effets ne sont pas seulement dus à la marche (qui elle aussi est bonne pour la santé, on le sait) : un temps de balade équivalent en milieu urbain n’a pas les mêmes effets qu’une marche en forêt. Il existe donc un bénéfice spécifique lié à la nature et la verdure, à propos duquel on ne peut que faire des hypothèses : est-ce tout simplement dû à un environnement calme et harmonieux et à l’absence d’agressions visuelles, olfactives ou sonores ? Différents travaux montrent enfin que le contact avec la nature facilite la récupération mentale après des tâches complexes et améliore les performances subséquentes, qu’il renforce la vigilance, l’attention, la mémoire, etc.
L’immersion dans la nature satisfait très certainement des besoins archaïques légués par l’évolution de notre espèce (les environnements verts sont depuis toujours des sources d’eau et de nourriture). Une preuve indirecte réside dans le fait que notre cerveau est sensible, sans que nous en soyons conscients, à la biodiversité : le mieux-être que nous ressentons dans la nature est proportionnel à la multiplicité des espèces de plantes et de chants d’oiseaux ! Là encore, c’est logique : nous avons gardé une mémoire ancestrale et inconsciente de ce qui est bon pour nous en termes de ressources, qu’il s’agisse de leur abondance mais aussi de leur variété. Bref, le « sequi naturam » (« suis la nature ») d’Aristote représente une véritable cure de bien-être, mesurable en laboratoire et in vivo !

...

(ANDRÉ Christophe, « Et n’oublie pas d’être heureux », Éd. Odile Jacob, 2014, p.225-226 [extrait])

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